mercredi 9 avril 2014

Une invitation

J'ai passé la journée avec Ninon Pelletier et Alain Massicotte à faire le montage de l'exposition de ce dernier. Le vernissage à lieu demain, c'est à ne pas manquer. Mon ami Alain à un coup de pinceau magique et une virtuosité insurpassable. Il sait rendre les atmosphères, les saveurs  d'une journée en quelques traits d'intenses couleurs. En d'autres mots c'est beau en maudit et je suis jaloux.

Je serai là demain soir et ça ne dure que cinq jours.




mercredi 2 avril 2014

Mon père 4 (il en reste un autre)



Bon, je dois d’abord m’excuser auprès de mes fidèles lecteurs qui attendent sûrement le point final à cette histoire, mais je dois avouer que je me suis laissé prendre au jeu de mes souvenirs et que j’ai parfois dérapé consciemment dans toutes les directions. Bien sûr, j’écris d’abord ces textes pour moi, mais avoir vos commentaires et vos appréciations me comblent.

Mon père, comme à peu près tout le monde à cette époque était croyant et pratiquant, il fallait donc aller à la messe chaque semaine, mais à l’adolescence nous avions trouvé un subterfuge. Comme vous le savez à 15 ou 16 ans, on a besoin de beaucoup de sommeil, étant  en croissance. Alors nous faisions semblant de dormir, jusqu’à la dernière messe. Personnellement c’est un peu là que j’ai commencé ma carrière d’artiste. Pour m’occuper, je dessinais mes pieds et mes mains.

Ma mère, quant à elle, emmenait ma jeune sœur en ballade en voiture et ne revenait à la maison qu’à la fin du service liturgique. Belle famille!

À Noël, on ne recevait jamais ce qu’on désirait, mon père nous disait souvent que lui, à Noël il recevait une orange et c’est tout. Moi, je voulais des fusils de cow-boy, bien sûr, tous les petits garçons ont besoin d’une arme pour se protéger mais mon père n’a jamais voulu. Il avait failli aller à la guerre et s’en était sorti en faisant croire qu’il souffrait d’énurésie. Alors, les armes, pas pour lui et c’est tout en son honneur, je trouve.


Et ce train électrique, beaucoup trop cher, que je voulais tellement. Il m’en a acheté un avec une clef qu’on remonte et m’a dit que si je l’avais encore l’année suivante j’en aurais un « vrai ». Bien sûr, l’année suivante, mon train à ressort était brisé, surtout qu’on jouait avec dans le carré de sable.

Pour en revenir au magasin de mon grand-père, il y avait à l’arrière, un salon de barbier où mon père a appris à couper les cheveux ou devrais-je dire à les raser, comme c’était la mode à l’époque. Je me souviens de ces vieux messieurs et je me demande si ça existe de jeunes barbiers, il me semble que tous ceux que j’ai connus avaient un âge plus que vénérable.

Malheureusement, se faire couper les cheveux par mon père était une horreur : on ne penchait jamais assez la tête, on ne la tournait jamais du bon côté, on bougeait trop. On aurait bien aimé que nos cheveux poussent moins vite, car les tontes revenaient trop rapidement à cette époque.

Comme moi, il ne pleurait jamais, sauf, tenez vous bien, en regardant Caliméro. Ce poussin noir avec sa coquille brisée sur la tête, rejeté de ses frères et sœurs parce qu’il était différent, savait toucher le cœur de cet homme. Et quand le petit disait : « C’est vraiment trop inzuste » mon père ouvrait les fontaines, il tournait sa chaise vers la fenêtre pour ne pas qu’on le voit pleurer. Mon jeune frère dit souvent qu’on aurait pu se faire arracher un bras, il n’aurait pas bronché mais ce pauvre Caliméro…


Pour vous montrer que la pomme n’est pas tombée loin de l’arbre, je me souviens que lors d’un voyage en vélo, j’ai trouvé une copie de « Bouillons de poulet » dans les toilettes d’un B&B et que je me suis mis à lire cette histoire d’un type dont le père est mourant. Ça se termine avec le père qui danse soutenu par son fils et je me suis mis à pleurer, comme je pleure en l’écrivant en ce moment et je me demande pourquoi ces histoires factices me touchent ou nous touchent plus que la réalité. Quand j’écris sur mon père, rien, de glace, mon cœur.
 
Jean-Pierre, c’est son nom, était un grand patineur, moi qui patinais sur la bottine avec mes guibolles molles, j’étais vraiment impressionné. Il allait, à mes yeux d’enfants, à une vitesse folle, par devant, par derrière et je le vois avec seulement un petit coupe vent rouge filant comme une comète.

Moi, je n’ai été dans une équipe que pour une seule partie sur une patinoire extérieure et étant poche, le coach m’a laissé gelé sur le banc les pieds dans la neige et j’ai compris ce jour là que je ne serais pas le prochain Maurice Richard, ni même son frère Henri. Par contre, j’ai appris que la meilleure façon de se dégeler les pieds, c’est de courir sur ses bas dans la neige. Mais, personnellement j’aurais préféré jouer et ne pas me les geler… les pieds.


Il nous a fait des patinoires dans la cours arrière pendant des années. On en a même eu une qui faisait aussi la cour du voisin monsieur Lanctôt et avec une bande en plus. Elle était à peine plus petite que celle au parc.

Mais on payait pour quand même, il fallait bien la déneiger cette patinoire et si vous vous souvenez des tempêtes de l’époque, c’était beaucoup de travail pour nos petits bras maigrelets. En plus il fallait aller patiner, sinon mon père se sentait lésé et pensait qu’il faisait tout ça pour rien et on ne voulait surtout pas qu’il soit malheureux, notre bien-être en dépendait. Comme je patinais très mal, au bout de 15 minutes, j’avais mal aux chevilles. Les patins n’offraient pas de soutien à cette époque et comme ils étaient presque toujours usagés, le cuir était mou comme de la guenille. J’ai toujours préféré le hockey dans la rue, j’étais définitivement meilleur sur mes deux pieds, mais aujourd’hui j’adore patiner, merci Pop!

P.S. Un jour que je n'avais pas de papier sur lequel dessiner, ma soeur Élaine m'a gentiment prêté les pages vierges du roman genre Harlequin qu'elle avait avec elle (la 3e image) et qui s'intitulait "Un instant d'infini". Assez approprié comme titre, sauf que dans le roman ça devait finir mieux que pour mon père, quoique une fois qu'on a passé de l'autre côté, on doit tu être bien!

À suivre




mercredi 26 mars 2014

Mon père 3

Mon père, je l'ai vu souffrir, regardant fixement devant lui. C'est
difficile de dire quel était mon sentiment. Jeune, j'étais très timide et
ses nombreuses remarques m'avaient bien fait comprendre que j'étais un
incapable, alors j'étais prisonnier entre lui qui me faisait peur et le
monde extérieur qui m'effrayait tout autant. Son problème en était un
d'insécurité, je pense, le fardeau d'avoir à faire vivre cinq enfants et une
femme était trop pour lui. Chaque dollar qui sortait de sa poche était donné
contre son gré et il nous le faisait bien comprendre. Il était le pourvoyeur
et c'était SON argent. D'un autre côté il ne faisait que reproduire ce qu'il
avait vécu et cette sorte de relation avec sa femme et ses enfants était
plutôt la norme à l'époque.

 Une de ses dernières paroles fut sa réponse à une question de ma grande sœur
qui voulait savoir s'il nous aimait. Sa réponse fut caractéristique de lui:
" Vous n'avez jamais manqué de rien". On aurait tellement aimé ça qu'il nous
dise juste une fois qu'il nous aimait.

Peut-on être autre chose qu'un produit de son époque? Il venait d'une
famille de treize enfants entassés dans un petit logement de la rue Saint
Urbain à Montréal, avec Florida sa mère, qui n'a pas dû lui prodiguer
beaucoup d'affection. La première image qu'on avait en rentrant chez elle,
c'était de la voir assise sur sa berceuse au bout du corridor les jambes
écartées avec son air renfrogné de vieux bulldog et ses critiques constantes
sur nous et le monde moderne. Elle était très puritaine et l'émission «
Jeunesse d'Aujourd'hui » de Pierre Lalonde avec ses danseuses à gogos la
rendait particulièrement hargneuse, c'était l'indécence totale. Lorsqu'elle
est morte, une de mes tantes a dit qu'elle a vu le crucifix au dessus de la
moribonde bouger. C'était sûrement le bon Dieu qui tremblait de peur à
l'idée de la recevoir dans son ciel.

À l'église, je me souviens du long cri déchirant de mononc' Claude la «
polisse », le gros dur. Il avait hurlé un grand « moooman » à fendre l'âme.
Si ça avait été quelqu'un d'autre j'aurais été ému, mais LUI et ELLE! Je ne
savais pas que quelqu'un pouvait aimer cette vieille bête.

Mais, je dois avouer que j'en veux un peu à cet oncle de m'avoir surpris à «
garocher » des roches aux italiens, ceux qu'on appelait les « wopse » et de
m'avoir dénoncé à mon père. Il était patrouilleur dans notre quartier et je
le voyais trop souvent à mon goût. Physiquement, imaginé, il était la copie
conforme de mon père, mais en plus obtus encore, pour ne pas utiliser de
terme disgracieux.

Quand il venait voir mon père à l'hôpital, il s'assoyait sur sa chaise les
jambes bien ouvertes, car on sait que les « polisses » ont de grosses
couilles, tellement grosses qu'elles leur vont jusqu'au cerveau, parfois. Il
plaçait alors sa main baguée d'une énorme chevalière devant son paquet, pour
le protéger sûrement et alors, en mâchant son éternelle gomme, il se mettait
à raconter des « jokes de tapette », quoi d'autre.

Et Florida a eu un enterrement à son image, ou peut-être à celle que je me
faisais d'elle. On était en automne, il faisait froid et il tombait des
cordes, il y avait des flaques d'eau et de boue partout, qu'on essayait en
vain d'éviter. Mes beaux souliers cirés en ont pris un coup. Alors, comme «
je n'ai pas pleuré, dans la pluie on n'y a vu que du feu », pour presque
paraphraser Mario Pelchat.

En plus, j'ai eu la journée de congé au collège, mais j'ai sûrement dû la
rattraper, parce que j'allais chez les Eudistes, qui est semble-t-il le plus
meilleur collège au Québec, mais à cette époque on ne le savait pas. Alors
quand je suis tombé de 1er de classe au primaire à 12e au secondaire, j'ai
cru que j'étais devenu imbécile et je me levais à chaque lundi matin en
pleurant.

Et puis, je dois avouer une chose qui va vous dégoûter; nous n'étions
vraiment pas riche chez nous et je n'étudiais là que parce que mon cousin,
fils de notaire y allait. Ma sœur, la plus intelligente des deux, n'a fait
que son scientifique, et au publique. Le fils de typographe, lui, n'avait
qu'un habit, un, et à cette époque, les nettoyeurs avaient congé les mêmes
jours que nous, alors pendant un an je n'ai jamais fait nettoyer mon habit,
même pas à Noël puisque c'était encore fermé.

Vous imaginez les odeurs, en plus qu'on ne se lavait que deux fois par
semaine chez nous, pour épargner l'électricité, le mercredi et le samedi. En
plus, pour finir de vous traumatiser, si on salissait ses « petites culottes
» le dimanche, on n'en changeait que le mercredi, tout de même. Je me
souviens qu'à la fin mon fond de culotte était tellement transparent et
odorant que j'aurais pu être victime d'auto-combustion.

Mais, revenons aux choses sérieuses, mon grand-père, quant à lui est mort
d'un infarctus le lendemain de ma naissance et je vous entends dire,
méchantes langues que vous êtes, que c'est lorsque qu'il m'a vu que son
coeur a flanché. Mais non, il n'a même pas eu le temps de me voir, il était
déjà à l'hôpital. Alors, j'ai été baptisé quelques jours après son
enterrement. Joyeux début dans la vie, le premier fils Cousineau de la
nouvelle génération a remplacé le doyen.

Il était le propriétaire d'un « Cigar Store », une sorte de magasin général,
sur la rue Bernard à Montréal. Je me souviens que mon père m'y a amené une
fois; je me revois assis avec lui sur le siège avant de la voiture, comme un
grand et émerveillé d'avoir mon père à moi seul. Le magasin, pour l'enfant
que j'étais, fut aussi une merveille. Il y avait de tout, du plancher au
plafond et comble du bonheur il m'a acheté un de ces jouets en métal,
actionnés par une petite pompe, un singe qui jouait de la batterie, un

trésor.

(à suivre)

vendredi 21 mars 2014

Un choc!


En furetant et en cherchant sur ma tumeur, j'ai vu un une vidéo d'un type
atteint de la même maladie que moi et ce fut un choc, comme si la réalité de ce qui s'en vient devenait concrète.  Ça semblait être fait, supposément, pour remonter le moral, mais moi ça m'a jeté par terre. Il avait la visage totalement bouffi par la cortisone comme je l'ai eu, il était partiellement paralysé du côte gauche (moi ça devrait être du côté droit). Il marchait en claudiquant et avait de la difficulté à se servir de son bras pour lancer un ballon, mais il disait de garder le moral et de ne pas s'empêcher de faire ce qu'on voulait. 

Il devait avoir à peine 35 ans. Est-il aussi joyeux quand la caméra s'éteint et qu'il s'arrête à penser au temps qu'il lui reste? Pas sûr ! Le type est sur la pente descendante, amoché, amoindri et il ne sera plus jamais comme avant, il ne peut que dépérir à plus ou moins long terme et il nous dit "Hop la vie". J'ai bien hâte d'être aussi malade que lui pour être enfin heureux.

Personnellement, je suis encore capable de tout faire, marcher, manger,
penser, respirer sans douleur, mais tout ça va changer. Bien sûr mes pertes
de mémoire et ma vision qui diminue sont là, mais pour le moment ils ne
m'empêchent nullement d'être autonome. Quels seront les premiers véritables
signes dramatiques de l'invasion de la maladie.
Moi, dans mon imitation du Maire Coderre

La seule chose que je ne souhaite vraiment pas, ce sont les crises
d'épilepsie, même si la docteure L. m'a dit qu'il y avait de bons
médicaments, je préfèrerais m'en passer. Une crise, c'est vraiment perdre
totalement le contrôle de soi, mais ça semble presque inévitable. J'ai déjà
vu quelqu'un en crise et le pire, c'est pour ceux qui y assistent, impuissants.

Aussi les maux de tête, quand on a un corps étranger dans la tête qui veut
prendre la place de son cerveau ça crée, je l'imagine, quelques tensions à l'intérieur. Là-dessus aussi, j'ai vu une vidéo et la pauvre fille semblait
souffrir le martyr. On a dû l'opérer, mais pour prolonger sa vie de combien
de temps ?

Pour l'instant rien de tout ça, quoique il y a quelques semaines, j'avais
l'impression qu'un gnome me donnait des coups de pied dans l'oeil mais ça a
passé.

J'attends pour passer une nouvelle IRM, je saurai alors si je reprends la chimio et possiblement le Décadron.

mercredi 12 mars 2014

Ici et maintenant 2

PRISE DE SANG ET SCAN



Suis à l'hôpital, j'ai eu une prise de sang ce matin à 11h et j'attends 13
heures pour une résonance magnétique. Au début, j'en avais à chaque mois, mais comme c'était stable, ils m'ont espacé ça de trois mois. En attendant, j'écris ceci de la
cafétéria Deschamps à côté du terminal de Loto-Québec, ces bandits. C’est
peut être une belle façon qu’on  a trouvé pour que les patients remboursent
l’état pour la gratuité des soins médicaux, ou peut être que « malchanceux
en santé, chanceux à la loterie ».

Le vieux monsieur sur le troisième dessin a été obligé de lâcher sa
marchette deux secondes pour fouiller dans son portefeuille pour se payer un
billet. Il s’est appuyé les fesses sur une table, je le voyais vaciller.
Qu’est ce qu’on ne ferait pas pour se faire croire qu’on sera peut être
millionnaire bientôt.

Personnellement, je ne vais pas très bien dans ma tête de ce temps là, ben
de la difficulté à me lever. Toujours une seule question, pourquoi? LA
QUESTION  existentielle. Pourquoi me lever? Pourquoi manger? Pourquoi me
brosser les dents?  Heureusement que respirer est un automatisme, sinon je
pourrais oublier. Je sais, en fait, non je ne sais pas si je suis en
dépression, en fait une sorte de, mais je suis encore capable de
fonctionner, mais maudit que c'est dur. Ce n'est pas la tumeur dans mon
cerveau qui fait ça, mais le vacuum dans le dit cerveau, créé par les
évènements de ma vie.

Je ne vous ai pas tout dit encore sur mon année 2013, mais le pire, je pense
fut ma séparation, ou le vide créé par cette séparation. Car le divorce
était nécessaire, absolument, nous nous consumions l'un l'autre, mais
l'absence d'une relation aussi intense, qu'elle soit positive ou négative
laisse un abîme quand elle disparaît. On n'y reviendrait pas, mais
impossible de combler le vide si facilement.

P.S. Depuis que j’ai écrit le texte précédent, je vais un peu mieux, mais
c’est seulement parce qu’il fait plus chaud ou moins froid, c’est selon. Mes

vieux os n’en pouvaient plus de ces froids sibériens.  













                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                  RÉSULTAT DU SCAN


Ce matin, j'ai été à mon rendez-vous avec mon médecin en onco et en y
allant, à pied, j'ai trouvé dans les ordures du jour une boîte pleine de
vieux vinyles. D'ordinaire, dans les ordures on trouve de vieux disques de
Ginette ou de René, mais là, le pactole, Abbey Road, deux fois et un autre
vieux Beatles et Led Zeppelin, leur deuxième et U2, leur deuxième aussi. Il
y en avait d'autres, mais je me voyais mal arriver à l'hôpital avec une
boîte de vieux microsillons.

Avant de rencontrer mon médecin, je me suis dit : c'est mon jour de chance
c'est certain. Et bien non! La bonne nouvelle, c'est qu'il y a de l'activité
dans mon cerveau. La mauvaise, c'est que c'est ma tumeur qui s'est,
possiblement, remise au travail. Il faudra que je passe un autre scan dans
trois semaines, mais de la façon dont il parlait de ma prochaine chimio, je
crois que je vais y repasser.

Alors, depuis ce matin je vis intensément et je jouis de chaque instant qui
m'est donné. Mais non, c'est une blague, je hais ce lieu commun. J’ai
l'impression que c'est quelque chose que les gens disent à la télé parce que
dire qu'on est déprimé ça ne se fait pas. Il faut être un battant toujours.

Alors, si je crève bientôt, vous pourrez vous dire que c'est parce que je
n'avais pas une attitude positive et que je ne me suis pas battu contre la
bête. Bien fait pour moi!

Par contre, l'autre bonne nouvelle, c'est que je vais peut-être retrouver
une partie de mon lectorat. Depuis que j'allais mieux, je suis passé de
mille visites au début de ma maladie à une centaine. Mais, j'imagine que
j'ai gardé les meilleurs, merci à vous.

P.S. Il y avait fort longtemps que je n'avais pas dessiner en public, de là la piètre qualité des premiers dessins de cette page. On dirait qu'il faut toujours que je réapprenne à dessiner.